dimanche 19 avril 2009

Délégation rwandaise humiliée devant la Commission des droits de l'homme de l'ONU à GENEVE

Bonjour Dr Eugène Shimamungu,

Dites-moi, cher ami, où voyez-vous une « humiliation » là dedans ? Car ce que j’ai lu c’est simplement un débat contradictoire entre le Comité des droits de l’homme de l’ONU et la Délégation Rwandaise ! Le Comité félicitant le Rwanda pour certaines avancées et critiquant notamment les Juridictions Gacaca, et la Délégation rwandaise défendant de manière argumentée ces Juridictions !

Et donc, à part prendre vos désirs pour la réalité, où diable voyez-vous une « humiliation » dans ce débat contradictoire, très classique et très fréquent devant le Comité des droits de l’homme de l’ONU ???

Bonne journée.


Samedi 18 avril 2009

vendredi 17 avril 2009

Rwemalika versus Mwiseneza

Dr Emmanuel Mwiseneza,

Vous écrivez ceci :

1. « L'histoire est faite (écrite) par des hommes qui des fois la manipulent, et les lois et le droit qui en découle sont aussi faits par des hommes, ces hommes qui changent et qui peuvent aussi changer les lois et le droit! »

Avec des « si » on peut mettre Paris en bouteille. Pour l’instant, le droit international ne prévoit nulle part que l’addition de deux génocides ethniques peut faire un génocide national. Et apparemment, vu la jurisprudence et la doctrine actuelles, cela n’est pas prêt de changer.

2. « C'est justement ce qui se passera au Rwanda le jour où le génocide des Hutus sera reconnu explicitement, car, à ce moment on parlera sans honte de deux génocides au Rwanda ou de "génocide rwandais" pour garder un terme rentré dans les habitudes, tout en sachant qu'il englobe le génocide des Tutsis et celui des Hutus ».

Et voilà que le serpent se mord encore la queue ! Dites-moi, cher ami, sachant que les Nations Unies utilisent déjà cette expression de « génocide rwandais » et que vous entendez cette expression « comme englobant le génocide des Tutsis et celui des Hutus », comment diable pouvez-vous dire, au futur, que « le jour où le génocide des Hutus sera reconnu explicitement, car, à ce moment on parlera sans honte de deux génocides au Rwanda ou de "génocide rwandais" » ?

Tout cela n’est-il pas la preuve que dans votre entendement, l’expression onusienne de « génocide rwandais » vise un génocide ayant eu lieu au Rwanda mais ayant uniquement visé le groupe ethnique tutsi, au point que vous en êtes maintenant réduit à espérer qu’un jour, l’on puisse parler de « génocide rwandais » englobant aussi les Hutus ?

3. « A quand le génocide polonais ou allemend pour parler du génocide s'étant déroulé en Pologne ou en Allemagne ayant visé un groupe ethnique particulier, celui des Juifs? »

Je voudrais vous signaler, cher ami, que le génocide des juifs n’a pas seulement eu lieu en Allemagne et en Pologne ; il a également eu lieu en France, en Belgique, en Autriche, en Italie, en Tchécoslovaquie etc. Partant, on ne pouvait pas parler de génocide polonais ou allemand. On ne pourrait pas non plus parler de génocide européen en ce sens que ce génocide-là n’a pas eu lieu dans des pays européens comme le Royaume-Uni, l’Espagne ou la Russie.

En outre, les juifs sont un peuple nettement plus connu que les tutsis, de sorte qu’une référence à un « génocide des juifs » suffit à elle-même alors qu’une référence à un « génocide des tutsis », sans indiquer le nom du pays dans lequel le génocide s’est déroulé, peut aboutir au fait que beaucoup de citoyens de ce monde ne comprendraient pas de quel génocide il s’agit et dans quelle partie du monde ce génocide a pu bien avoir eu lieu.

4. « Si la qualification onusienne est très claire, alors pourquoi votre gouvernement a changé le terme consacré par les Nations Unies, à savoir "génocide rwandais" en "génocide des Tutsis"? »

La réponse à votre question est très simple. C’est que depuis quelques années, des révisionnistes rwandais comme vous mènent une bataille acharnée dans le monde pour que par « génocide rwandais », l’on entende un « génocide des hutus et des tutsis organisé et exécuté par le FPR ». Le Gouvernement rwandais a donc voulu mettre les points sur les i car de toutes façons, trop de viande ne gâchent pas la sauce.

5. « Et quand vous me parlez des postes dans l'administration ça me fait vraiment rire (même si c'est triste). Quels postes avec quelles responsabilité s réelles, avec quel "encadrement" et cela sur combien de postes réellement occupés? »

Ici, vous engagez un tout autre débat qui n’a vraiment rien à voir avec le génocide. En tout état de cause, je ne savais vraiment pas qu’obtenir un poste dans l’administration, « encadré » ou pas, était synonyme d’être victime d’un génocide. Ah ! Si seulement les Interahamwe avaient accordé des postes « encadrés » à leurs victimes, au lieu de les massacrer !

6. « Alors pourquoi justement tout cet acharnement à aller chercher les refugiés hutus à des centaines voire à des milliers de Kilomètres? »

Pour les sortir des griffes des génocidaires et pour leur permettre de construire un avenir meilleur, dans leur patrie.

7. « Comment veux-tu que les médias ou des ONG qui ont toujours montré leurs penchants pour le FPR disent autre chose que ce que veut ce FPR? Pensez-vous qu'on ignore la stratégie utilisée pour commettre des crimes et les attribuer aux FDLR? Les dissidences manipulées par le Rwanda, ça vous dit quelque chose? Les militaires rwandais qui changent d'uniformes pour se faire passer pour des militaires du CNDP ça vous dit quelque chose? »

Oh là là ! Quelle mauvaise foi ! Mettons de côté le fait que dans ces organisations qui ont accusé les FDLR figurent la MONUC et des organisations des droits de l’homme qui n’ont jamais été tendre avec le Gouvernement rwandais. Mettons aussi de côté le fait que le Gouvernement de Kinshasa, qui dernièrement n’avait pas de sympathie particulière pour le Gouvernement de Kigali, accuse également les FDLR de massacres sur le population congolaise. Dr Mwiseneza, auriez-vous donc oublié que ces témoignages de massacres sont avant tout l’œuvre de la population congolaise, victime de ces massacres? Ces congolais auraient-ils aussi « toujours montré leurs penchants pour le FPR », au point que lorsque celui-ci les massacre, ils s’empressent de mettre tous ces crimes sur le dos des gentilles FDLR ?

Heureusement que le ridicule ne tue pas !

8. « Ne vous inquiétez pas, on s'y reverra et je vous montrerai des visages hagards, des corps squelettiques, des regards désespérés, des familles détruites, harcelées, humiliées, des gens qui ne peuvent même pas enterrer dignement les leurs, des villages vides de leurs habitats d'avant 1994, et à ce moment-là, nous en reparlerons ».

Dites-moi, cher ami, qu’en savent-vous puisque, si je ne me trompe, vous n’avez plus mis les pieds au Rwanda depuis 1994 ? En outre, pouvez-vous, s’il vous plaît, nous indiquer le nom de ces « villages vides de leurs habitats d'avant 1994 » ? Au demeurant comment diable pouvez-vous le savoir, depuis votre exil champêtre des Vosges ?

9. « On peut tout de même l'estimer, et je suppose que ce pourcentage [de 85% de Hutus] a été drastiquement réduit. Réduit pourquoi? Par les différents massacres, les morts liées à des conditions de vie déplorables dans des camps de fortune (y compris des camps de fortune forcés au Rwanda) »

Quel cynisme ! Dites-moi, cher ami, dans tout ce tableau noir de la « souffrance terrible » des Hutus (j’en ai la larme à l’œil), où donc mettez-vous le million de tutsis massacrés pendant le génocide ? Où donc mettez-vous les nombreux tutsis victimes de leurs blessures et de leurs chagrin après le génocide ? Où donc mettez-vous les tutsis victimes des Abacengezi ? Où donc mettez-vous les nombreuses femmes tutsies, victimes de viol pendant le génocide, et ayant par la suite succombé du Sida ? Où donc mettez-vous les enfants nés de ces femmes, porteur du VIH, et aujourd’hui décédés ? Où donc mettez-vous les femmes violées et qui ne peuvent plus avoir d’enfants ? Où donc mettez-vous les veuves et orphelins tutsis, qui vivent dans des conditions déplorables, et qui sont soit morts, soit des morts-vivants ?

Je pense très sincèrement que le cynisme a des limites, cher Monsieur !

10. « Faites le calcul vous-même sur 100000 personnes qui ne se sont pas reproduites pendant 15 ans, en prenant une moyenne de 5 enfants par famille rwandaise sur 15 ans, et vous me direz, combien d'enfants manquent à l'appel ».

Votre réflexion est à l’envers, cher ami ! Faites le calcul vous-même sur un million de tutsis, victimes de la plupart de ces 100.000 personnes, tutsis qui ne se sont pas reproduits pendant quinze (15) ans, en prenant une moyenne de cinq (5) enfants par famille rwandaise sur quinze (15) ans, et vous me direz, combien d'enfants manquent à l'appel !

Au demeurant, il est très étonnant que vous vouliez à la fois le beurre et l’argent du beurre. Car d’un côté, vous dénoncez que des génocidaires soient en prison (à croire que le génocide s’est commis tout seul) de sorte qu’ils ne peuvent procréer, mais d’un autre côté, lorsque ces génocidaires sont libérés pour des travaux d’intérêt général, et qu’ils peuvent donc procréer, vous dénoncez encore un autre génocide ! Nta munoza, ukunda iki ?

11. « Quant aux travaux forcés, comment diable cela peut-il un acte génocidaire, sachant qu’il s’agit d’un peine consacrée par le droit international et appliquée par de nombreux Etats ? Le monde entier serait-il donc génocidaire ?", Théoneste Rwemalika

Appliquez tout simplement quelques éléments rentrant dans la définition du crime de génocide que je vous remets ci-dessous et vous tirerez les mêmes conclusions que moi.

b) Atteinte grave à l'intégrité physique ou mentale de membres du groupe ;
c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle
»

Décidément ! Vous continuez à manifester une profonde incompétence dans ce domaine ! Car les point b) et c), ainsi que tous les autres points de cette définition, doivent être des actes criminels, c'est-à-dire des actes punis par la loi pénale. Or, les travaux d’Intérêt général ne sont pas des actes criminels, puisqu’ils sont des peines prévus par le droit national et consacrés par des conventions internationales.

Car cher ami, un crime nécessite deux (2) éléments nécessaires et complémentaires : un élément matériel et un élément intentionnel (ou moral). Si l’un de ces deux éléments arrive à manquer, on ne pourra jamais parler de crime. Or, à part l’élément intentionnel qui n’a pas besoin d’explications complémentaires, l’élément matériel signifie la violation d’une loi, la commission d’un acte prohibé et puni par la loi. Or, aucune loi pénale, nationale ou internationale, ne punit les travaux forcés. Partant, ceux-ci ne peuvent jamais constituer un crime.

En revanche, les actes visés dans le cadre des points b) et c) de la définition sur le génocide sont entre autres : torturer physiquement ou mentalement tout ou partie des membres du groupe ; stériliser les membres du groupe ; empêcher l’alimentation des membres de ce groupe ; inoculer de maladies incurables ou génétiques aux membres du groupe ou encore inoculer, aux membres du groupe, des substances entraînant des maladies mentales.

12. « Vous ne voyez que ça dans ce passage? L'intention, la préparation, l'éxécution vous ont échappé cher ami! »

Qui vous a dit, cher ami, que « l’intention, la préparation et l'exécution » aboutissent nécessairement à un génocide ? Si vous avez l’intention d’assassiner l’amant de votre femme, si vous préparez et exécutez ce meurtre, pensez-vous sincèrement que vous ayez commis un « génocide de votre femme »?

13. « J'en connais d'autres qui disaient tuer les Tutsis pour débusquer les Inkotanyi qui se cachaient parmi eux! »

A ceci près, cher ami, que tous les camps que vous avez cités (Kibeho, DRC, Gisenyi) étaient des repères d’Interahamwe ou des Abacengezi et que ces génocidaires prenaient effectivement en otage cette population. En revanche, il est extrêmement difficile que des Inkotanyi puissent être cachés dans le corps d’un vieillard ou d’une jeune adolescente connu(e) de la région, au point qu’il ou qu’elle soit massacré(e) sur des barrières ; il est extrêmement difficile que des nourrissons, dans leur berceau, cachent aussi des Inkotanyi.

Au demeurant, je ne savais vraiment pas que les Inkotanyi pouvaient se cacher dans des cartes d’identité et dans les nez des tutsis, parce que c’est apparemment cela qui était d’abord contrôlé par les bourreaux.

Bonne fin de journée.

Rwemalika Théoneste

16 avril 2009

Génocide rwandais, génocides au Rwanda, génocide des Tutsis, etc.

Bonjour Dr Emmanuel Mwiseneza,

Vous écrivez ceci :

1. « Non mon cher ami, c'est plutôt le fait que le gouvernement rwandais a changé le terme officiel consacré par les Nations Unies, qui est la preuve que ce terme de "génocide rwandais" incluait , implicitement certes, aussi bien le génocide des Tutsis que celui des Hutus, ce qui évidemment n'était pas pour arranger ceux qui avaient quelque chose à se reprocher parmi les nouveaux dirigeants ».

Arrêtez de toujours faire semblant cher ami, car vous-même vous n’êtes pas convaincu de ce que vous dites ! Car si selon vous « le terme officiel [de "génocide rwandais"] consacré par les Nations Unies, incluait, implicitement certes, aussi bien le génocide des Tutsis que celui des Hutus », pourquoi diable dans tous les jugements du TPIR, un Tribunal des Nations Unies, l’on dit systématiquement que ce génocide a vise le groupe ethnique Tutsi ? Si selon vous « le terme officiel [de "génocide rwandais"] consacré par les Nations Unies, incluait, implicitement certes, aussi bien le génocide des Tutsis que celui des Hutus », pourquoi donc le TPIR n’a jamais condamné personne pour ce « génocide des hutus » ?

Au demeurant, pouvez-vous me citer une seule déclaration des responsables onusiens, un seul jugement du TPIR pouvant laisser entendre que « le terme officiel [de "génocide rwandais"] consacré par les Nations Unies, incluait, implicitement certes, aussi bien le génocide des Tutsis que celui des Hutus » ?

Et d’ailleurs, Si selon vous « le terme officiel [de "génocide rwandais"] consacré par les Nations Unies, inclue, implicitement certes, aussi bien le génocide des Tutsis que celui des Hutus », pourquoi alors avez-vous déclaré que « le jour où le génocide des Hutus sera reconnu explicitement, car, à ce moment on parlera sans honte de deux génocides au Rwanda ou de "génocide rwandais" » ? Comment pouvez-vous donc réclamer une chose qui, selon vous, existe déjà ?

Contradictions, quand tu nous tiens !

2. « Si parler de la mort et de la souffrance des Hutus s"appelle "être révisionniste" , cela me va à merveille, et de toute façon lorsque l'histoire est truquée, il faut la réviser sans aucun complexe ».

Cher ami, personne ne vous a empêché de parler de la souffrance de qui vous voulez. Mais, lorsque vous en profitez pour dire qu’au Rwanda il n’y a eu qu’un seul « génocide rwandais » ayant deux composantes ethniques, au lieu de dire qu’il y a eu un « génocide des tutsis », dans ce cas, vous êtes révisionniste et négationniste.

3. « Voyez comment vous êtes un intriguant (excusez-moi le terme) lorsque pour la deuxième fois dans le même débat, vous m'attribuez l'entendement du "génocide des Hutus et des Tutsi organisé et éxécuté par le FPR", alors que j'ai, à deux reprises, clarifié ma position! »

Cher ami, vous n’avez rien clarifié du tout ! Car qui dit « génocide rwandais » dit un seul crime commis par un seul groupe de criminels, nécessairement complices, et ayant la même intention génocidaire. Partant, un seul génocide ne peut juridiquement être commis par deux groupes n’ayant aucun rapport entre eux et un seul génocide ne peut viser des groupes ethniques différents ! Est-ce vraiment si difficile à comprendre ?

4. « Je vous rappele que si j'ai parlé de ces postes c'était une réplique à votre assertion selon laquelle ceux qui ont été rapatriés de force reçoivent des postes administratifs. Vous parlez d'une chose pour votre argumentaire et quand je contre-attaque sur la même chose vous dites que ça n'a rien avoir avec le génocide! »

Il faut suivre, cher ami ! Car, je n’ai parlé de ces postes que parce que vous affirmiez que le Gouvernement rwandais avait commis un génocide des hutus au Congo ! Et moi, je vous ai dit qu’il est très curieux qu’un Gouvernement qui veut détruire en tout ou partie un groupe, le rapatrie et lui accorde même des postes dans l’administration ! C’est comme si vous m’affirmiez que mon voisin est décédé et que je vous répondais que non, qu’il travaille plutôt à la Poste !

5. « Urusha nyina w'umwana imbabazi aba ashaka kumurya. Mais pouvez-vous m'expliquer comment ces griffes des génocidaires ont tenu les gens en otage jusqu'à Mbandaka en les trainant à travers toute la forêt équatoriale? »

Nyina w’umwana se ni nde ? Umwicisha inzara mu mashyamba ya Kongo, cyangwa umuha uburyo bwo gutaha akabona ikimutunga ? Umubuza uburyo bwo kwiga cyangwa umuha opportunité yo kujya mu mashuri ? Umushyiramo ingengabitekerezo ya Jenoside cyangwa umuha uburyo bwo kubana n’abandi mu bumwe no mu bwiyunge ? Niko, nsubiriramo numve neza, nyina w’umwana harya ninde ?

6. « Cette population congolaise l'avez-vous interrogée Mr Rwemalika? Ou ce sont ces mêmes ONG dont je parlais qui l'ont fait? Par ailleurs n'avez-vous pas lu ou entendu des témoignages qui donnent une autre version? Comment avez-vous fait pour savoir laquelle était la bonne? »

Encore de la mauvaise foi ! Cher ami, n’avez-vous donc jamais lu les témoignages de cette population dans les journaux ? N’avez-vous donc jamais lu les communiqués et les rapports des organisations des droits de l’homme, se basant sur ces témoignages ? Etes-vous donc entrain de nous dire que tous les journaux congolais, la MONUC et toutes les organisations des droits de l’homme, qui sont rarement tendres avec le Gouvernement rwandais, se sont cette fois-ci consultés pour trafiquer les témoignages de la population congolaise et mettre des crimes que l’armée rwandaise aurait commis, sur le dos des FDLR ?

Dites-moi, cher ami, regardez-vous d’abord dans un miroir, essayez ensuite de vous convaincre de cette stupidité abracadabrantesque et après, vous pourrez revenir et essayer de me convaincre à mon tour ! Heureusement que le ridicule ne tue pas !

7. « Ces villages vous les trouverez un peu partout, notamment à l'Est où les nouveaux seigneurs ont créé des pâturages pour leur bétail ».

Mais, ce n’était pas cela ma question ! Moi je vous ai simplement demandé de me les citer !

8. « Mon cher Rwemalika, il ne convient pas chaque fois que les arguments vous manquent de recourir à l'émotion! Sachant que je n'ai jamais nié la souffrance des Tutsis, sachant que moi et vous sommes d'accord qu'il y a eu au Rwanda en 1994 un génocide contre les Tutsi, sachant qu'ici on est entrain de discutter du génocide (selon moi) ou de massacres (selon vous) de hutus, comment voulez-vous que je parle de toute cette litanie de tragédies que vous me sortez ».

Dr Mwiseneza, apparemment vous êtes fatigué ces jours-ci au point de ne plus suivre le fil de vos propres idées ! Car, il vous souviendra que sur ce point précis, il n’était plus question de la souffrance des Hutus vs la souffrance des Tutsis. Le but de votre argumentation était de montrer que les hutus ont tellement été massacrés qu’ils ne sont plus « 85% » (sic) de la population et ce, comme si aucun tutsi n’était décédé pendant la même période !

9. « Donc pour vous les Hutus n'ont que deux alternatives: la prison ou les TIG? Ntamunoza a compris et ne demande rien d'autre ».

Très sincèrement, cette conclusion est digne de Joriji Baneti ! Ainsi donc, si je vous dis qu’il y a des génocidaires qui sont en prison et qu’il en a d’autres qui font les TIG, vous réalisez l’exploit de conclure que « les Hutus n'ont que deux alternatives: la prison ou les TIG » ! Heureusement que la stupidité ne tue pas !

Bonne journée.

Rwemalika Théoneste

vendredi 10 avril 2009

Coming out du Dr Venant Rutunga alias Kota Venant

Bonjour Dr Venant Rutunga alias Kota Venant,

Vous écrivez ceci :

1. « Rutunga est docteur en sciences agronomiques et est tres bien connu aussi bien au Rwanda que dans d'autres pays, car il est un des grands scientifiques africains. Voyez meme pour vous en convaincre sa derniere publication (2007) qui montre le probleme du Rwanda face a son autosuffisance alimentaire, et une copie a ete envoyee au ministre rwandais ayant la production agricole dans ses attributions. Mettez le nom dans Google et vous verrez qui est Rutunga: rien donc a cacher ».

Ne vous donnez pas cette peine, cher ami, car personne n’a mis en doute vos compétences d’agronome, et personne n’a même mis en doute le fait que soyez « un des grands scientifiques africains » (sic) !

2. « Quand a me confondre avec Kota, je m'epargne tout pour simplement me referer a vous-meme et dire que les memes raisons que vous avez donnees aux nautes montrant que vous n'etiez absolument pas olivier Nduhungirehe tiennent aussi pour moi ».

Ne vous fatiguez pas cher ami, car dans le dernier message, le fond et la forme c’est du Kota tout craché! J’en donne pour preuve que vous ne mettez jamais d’accent sur les voyelles et que vous utilisez exactement les mêmes caractères et la même couleur rouge, la couleur du sang que vous devez sûrement apprécier depuis le mois d’avril 1994 à Rubona, lorsque vous demandiez que votre personnel reçoive la formation d’Interahamwe et lorsque vous participiez dans les réunions préfectorales de sécurité afin d’organiser le génocide à Butare !

Bonne journée.

Rwemalika Théoneste

CRIME DU FPR -Témoignage de Marcel et Gloria Gérin

Monsieur Tito Kayijamahe,

Pour vous dire la vérité, je suis extrêmement surpris que vous utilisiez à votre compte un tel témoignage fabriqué de toutes pièces pour des raisons de propagande négationniste !

Dites-moi, cher ami, lorsque Marcel Gérin prétend qu’il a pu intercepter des communications militaires, le croyez-vous vraiment ? Lorsqu’il prétend que l’ « Un de ces messages émanait de l'unité Cobra, une société de securité installée à Kigali. Il disait: "On a eu le Grand". Par déduction, j'ai compris qu'il pouvait s'agir du président Habyarimana. J'en aurai la confirmation à minuit par Radio France internationale. […] Cobra était une unité de nationalité belge, et le responsable parlait en français avec un accent flamand », ne croyez-vous pas qu’il s’agit d’une reprise, presque mot pour mot, de la propagande des extrémistes Hutus selon laquelle ce sont les belges, alliés du FPR, qui ont assassiné le
Président Habyarimana ?

Lorsque Marcel Gérin prétend que « Les messages de l'armée rwandaise étaient des messages de ralliement, de tentatives de réorganiser sa défense. Cela montrait qu'elle était en difficulté, D'autre part, je puis dire très sincèrement que je n'ai jamais capté de message de l'armée rwandaise à caractère génocidaire, ou concernant de la propagande ou des exécutions arbitraires ou sommaires », ne pensez-vous pas qu’il ne s’agit que d’un vulgaire témoignage négationniste, téléguidé par les génocidaires ou leurs amis ? Au demeurant, croyez-vous vraiment en la véracité du témoignage ci-dessus ?

Lorsque Marcel Gérin dit que : « Non seulement il n'y a pas eu d'ordre précis du côté des FAR (Forces armées rwandaises) ou de la gendarmerie rwandaise, mais dans ma région de Rusumo j'ai au contraire assisté personnellement à une intervention du bourgmestre de Kibungo qui a essayé d'arrêter les mouvements isolés de miliciens Interahamwe. Même s'il a échoué partiellement, on ne peut pas parler d'incitation au génocide », en quoi diable peut-il en conclure que les FAR et la gendarmerie n’ont pas donné d’ordres de massacres ? Ce « bourgmestre de Kibungo » était-il donc en même temps commandant des FAR dans la région ? Soit dit en passant, si c’est du Préfet de Kibungo dont il parle, quelqu’un
pourrait-il avoir la gentillesse d’informer Marcel Gérin que ce Préfet PSD a été justement assassiné par les militaires parce qu’il voulait s’opposer aux Interahamwe ?

Lorsque Marcel Gérin prétend que : « L'avant-garde de l'Armée patriotique rwandaise: des Ougandais, des Somaliens, des Ethiopiens », comment diable a-t-il pu le savoir à l’œil nu ? A-t-il donc vécu aussi en Ouganda, en Somalie et en Ethiopie pour reconnaître le physique des habitants de ces pays et la langue qu’on y parle ? Ou tout ceci n’est-il pas plutôt le signe que pour ce descendant de colons belges, le tutsi, notamment celui réfugié en Ouganda, n’est qu’un hamite originaire d’Abyssinie ?

Lorsque Marcel Gérin prétend que :« Nous avons ensuite été emmenés de force à Kibungo. Là, il y avait des officiers ougandais, mais certainement pas des Tutsis connus dans cette région », endossez-vous aussi cette stupidité selon laquelle tout officier qui n’est pas un « Tutsi connu dans cette région » est nécessairement ougandais ?

Lorsque Marcel Gérin prétend que : « Je n'ai pas été témoin de cette situation, mais je n'ai pas constaté que dans la région les Interahamwe ont massacré des personnes par milliers. Par contre, et c'est absolument extraordinaire, j'ai vu des gens, des Tutsis parfois, se suicider en buvant le liquide provenant de piles éléctriques trempées dans de l'eau, ou en se pendant aux arbres », endossez vous vraiment ce cynisme négationniste ? Pouvez-vous aussi confirmer, cher Kayijamahe, que les Tutsis n’ont pas été « massacrés par milliers » mais qu’ils se seraient « suicidés » ?

Lorsque Marcel Gérin prétend que « La conviction que j'ai, c'est que ces journalistes sont arrivés à Gahini comme un cheveu dans la soupe. Leur accueil n'était pas prévu. En outre, pour notre chance ils se sont trompés de bâtiment en arrivant, et c'est ainsi qu'ils nous ont localisés », croyez-vous vraiment que cette justification abracadabrantesque de leur libération tient la route ? Ainsi donc, ces journalistes sont tombés là par hasard et le FPR les a accueillis à bras ouvert, jusqu’à accepter que ces témoins belges de ses massacres, qu’il a par ailleurs torturés, soit libérés pour aller raconter au monde entier ce qu’ils ont vu ?

Y croyez-vous vraiment, cher Tito Kayijamahe ???

Bonne journée.

Rwemalika Théoneste

8 mars 2009

CRIME DU FPR -Témoignage de Marcel et Gloria Gérin

Waramutse Bwana Tito Kayijamahe ?

Mbese ko urimo ukora uko ushoboye ugaca iburyo ugaca ibumoso ariko ntusubize ibibazo nakubajije, ni ubuhoro ? Ubu koko ntabwo ushobora kunsubiza niba wemera la véracité ou la vraisemblance ya ziriya passages za « témoignage » négationniste ya Marcel Gérin ? Ubu koko ntabwo ushobora kunsubiza niba nawe wemera ko « les Interahamwe n’ont pas massacré des personnes par milliers », ntabwo ushobora kumbwira niba wemera ko en revanche les « Tutsis se sont suicidés en buvant le liquide provenant de piles éléctriques trempées dans de l'eau, ou en se pendant aux arbres » ?

Bwana Kayijamahe, ubu koko ntabwo ushobora kumbwira niba wemera ko « les messages de l'armée rwandaise étaient des messages de ralliement, de tentatives de réorganiser sa défense. Cela montrait qu'elle était en difficulté, D'autre part, je puis dire très sincèrement que je n'ai jamais capté de message de l'armée rwandaise à caractère génocidaire, ou concernant de la propagande ou des exécutions arbitraires ou sommaires » ?

Ceci dit, uragira uti : « Umuntu wese afite uburenganzira bwo guhitisha inyandiko ashaka ku mbuga. Urugero nawe umaze guhitisha inyandiko mbisha isebya papa benoit xxxvI. Ubwo abamukunda se bagusimbukane ngo kuki utakoze discernement ngo urebe niba wayihitisha ou pas ? »

Bwana Kayijamahe, nibyo koko umuntu wese « umuntu wese afite uburenganzira bwo guhitisha inyandiko ashaka ku mbuga », du moins iyo le modérateur adakora un filtrage préalable. Ugomba ariko kumenya ko hari inyandiko ziri criminels ni ukuvuga zishobora guhanirwa n’amategeko, cyane cyane iyo nyirayo atagamije kuzirwanya no kuzamagana.

Izo nyandiko rero ni nk’inyandiko zikora apologie du génocide cyangwa se izihakana jenoside. Nkawe rero iriya nyandiko négationniste washyizeho utayirwanya ahubwo uyifashisha mu kuvuga ko FPR yishe abantu, ni inyandiko ishobora guhanirwa n’amategeko.

Naho kuyigereranya n’iriya nyandiko nashyizeho kuri Papa Benoit XVI ho rwose wansekeje cyane ! Biragaragara ko wabuze argument aho ugira uti « Ubwo abamukunda se bagusimbukane ngo kuki utakoze discernement ngo urebe niba wayihitisha ou pas ? »

Bwana Kayijamahe, ndagirango nkumenyeshe ko inyandiko zihanirwa n’amategeko atari inyandiko zigira abo zibangamira, kuko si cela était le cas ngirango inyandiko zasigara zidahanirwa n’amategeko zaba ari mbarwa ! Inyandiko rero zihanirwa n’amategeko ni izinyuranyije nayo, nk’izihakana cyangwa se izipfobya jenoside. N’ikimenyimenyi, Bwana Kayijamahe, hari aho wigeze ubona nkubwira ko udashobora gushyira kuri uru rubuga inyandiko zinenga Perezida Kagame ? Izo nyandiko ze hari ubwo zinogera « abamukunda » ?

Mbese ubundi niba uvuga ko « umuntu wese afite uburenganzira bwo guhitisha inyandiko ashaka ku mbuga », ni kuki uri mu banyarubuga ba mbere bamagana inyandiko zitukana cyangwa se zibasira ubuzima bwite bw’abanyarubuga, unasaba ba modérateurs guhagarika ba bene izo nyandiko ? Abo batukana se nabo ntabwo baba bafite « uburenganzira bwo guhitisha inyandiko bashaka ku mbuga » ? Heureusement que le ridicule ne tue pas !

Tugarutse kuri iriya nyandiko nashyizeho ya Benoit XVI, nagirango nkumenyeshe ko ari inyandiko yashyizwe kuri website ya « Rue 89 » na « Yahoo France » ; iriya nyandiko kandi ntabwo igamije « gusebya » Papa ahubwo ishingira sur des faits concrets na Kiriziya Gatorika yananiwe gusobanura !

Iyo nyandiko rero ivuga ko « Karl Öllinger, un député écologiste autrichien qui s'est spécialisé dans le combat contre l'extrême droite florissante dans son pays, tombe sur un hors-série de la revue Die Aula, paru à l'occasion du 150e anniversaire de la révolution allemande de 1848 .

Au milieu des affabulations de négationnistes de députés d'extrême droite et de membres du parti néonazi allemand NDP, il tombe - éberlué - sur un texte signé du cardinal Ratzinger et intitulé « Freiheit und Wahrheit » (« Liberté et Vérité »).

En fait, une charge virulente contre les libertés individuelles et le système démocratique, qui aujourd'hui encore, peut être consultée à Vienne, au Centre de documentation et d'archives sur la résistance (DÖW), un organisme chargé de surveiller les mouvements extrémistes.

[…]

Die Aula défend les négationnistes et ceux qu'elle nomme les « victimes de la liberté d'expression », à savoir les hommes politiques d'extrême droite qui sont condamnés pour offense à l'islam. Elle critique les lois qui répriment les propos révisionnistes, flirte très souvent avec l'antisémitisme et tente de réécrire l'histoire récente de l'Autriche ».

Et qu’a répondu l’Eglise ? « Dans un premier temps, le diocèse de Vienne a affirmé que le cardinal Ratzinger n'a jamais donné son feu vert pour une publication dans Die Aula : « Liberté et Vérité » était en fait un vieux texte datant de 1995, publié pour la première fois dans une revue chrétienne conservatrice.

Pas de bol, celui qui avait à l'époque négocié la publication avec le secrétaire du cardinal a gardé tous les échanges de leurs lettres : le cardinal a bel et bien, à l'époque, donné son accord par écrit pour une reproduction ».

Bwana Kayijamahe, n’ubwo uri umuseminari, aho wabonye « gusebya » Papa ni he ? Ko na Kiriziya idahakana ko iriya nyandiko Papa yayanditse, pourquoi donc voulez-vous être plus catholique que le Pape ? Ko iriya nyandiko ya Papa irwanya « les libertés individuelles et le système démocratique », kandi yanditswe, à la demande du Pape, dans une revue qui « défend les négationnistes et […] les hommes politiques d'extrême droite qui sont condamnés pour offense à l'islam » ushobora kuyisanga kuri « Centre de documentation et d'archives sur la résistance (DÖW) » à Vienne, ubu koko uri mu yahe ?

None se waba ushatse kutubwira ko no kuvuga ko Papa yavugiye muri Kameruni no ku matereviziyo yose yo ku Isi ko capote yongera Sida ku isi nabyo ari ukumuharabika ? Heuseusement que le ridicule ne tue pas !

Ugire umunsi mwiza.

Rwemalika Théoneste

dimanche 5 avril 2009

"Caracter assassination" ya FPR

Bwana Kayijamahe Tito,

Ubwiye Gaspard Bukeyeneza ibi bikurikira : « Merci Gaspard, Gucecekesha abantu bireze hano ku mbuga cyane cyane iyo abantu babuze argument batanga. Ariko kubaha umwanya w'uruvugiro byo ni ukuboroara. Icyo tugomba gukora ni ukubamaganira kure ».


Bwana Kayijamahe, mbere yo kwihutira gushimira « Gaspard Bukeyeneza », nagirango nkumenyeshe ko iryo zina naryo ari pseudo ryafashwe na nyiraryo kugirango atukane kandi yandagaze n’abantu batanandika kuri uru rubuga. Nawe dore ku itariki ya 30 Ukuboza 2008 yanditse ibi bikurikira kuri DHR : « Uyu muhungu [Alain-Bernard Mukuralinda] wabaye impunzi mu bubiligi agacyurwa naza nama zibera kigali z'ubumwe n'ubwiyunge, azwiho kuba yirirwa akirigita utwana tw'udukobwa tw'udututsikazi n'utundi twingimbi(mineures) ngo azadufasha
kutugeza iburaya ».

N’ubwo nandikiye publiquement Modérateur wa DHR, Me Innocent Twagiramungu, kuri iyi ngingo, uyu yararuciye ararumira ku buryo nta na avertissement verbal yatanze ! Ibi bikiyongera kuba yaranavuze ko Sharangabo Rufagari ari un « Prince » udashobora kuba suspendu de DHR, juste igihe undi munyarubuga yari amaze kumubwira ko ibitutsi bye contre la Première Dame birenze urugero !

Dore nawe gereranya n’ibi bikurikira:

“Topics and discussions are very open. However, extremist messages will be immediately cancelled.We need information, scientific and constructive discussions! !” (message d’accueil de Maître Innocent TWAGIRAMUNGU sur son Forum DHR)

Ugire umunsi mwiza.

Rwemalika Théoneste