vendredi 1 mai 2009

Pas de cinéma à la Sainte Famille ?!

Bonjour Monsieur Robmillecollines,



Il est vrai que la Sainte Eglise Catholique accepte rarement le tournage de films dans des églises, surtout lorsque ces films la critiquent. Mais quand la hiérarchie catholique rwandaise prétend que le refus de tourner à l’Eglise Sainte Famille est motivé par le fait qu’une église est un lieu saint, là je trouve l’argument assez peu convaincant. En effet, je sais que pour des films à la gloire de l’Eglise catholique romaine et à celle de ses souverains pontifes, les tournages sont parfaitement autorisés. Et d’ailleurs, pourquoi l’église accepte-t-elle de nombreuses caméras lors de cérémonies religieuses mais qu’elle les refuse pour un hommage a l’un des peuples de Dieu victime au plus grand crime contre le cinquième de ses saints commandements ?



Vous vous rappelez certainement du film « Da Vinci Code » de l’américain Ron Howard (avec Tom Hanks et Audrey Tautou) et adapté de l’excellent roman du même nom, roman dont l’auteur est un autre américain, Dan Brown. Là aussi, les réalisateurs de ce film, très critiques sur la doctrine officielle de l’Eglise (de manière romanesque il est vrai), ont sollicité, en vain, le tournage au sein de l’Eglise Saint-Sulpice à Paris. Heureusement pour elle, la grosse production hollywoodienne a pu faire une reconstitution de cette Eglise, ce que ne peut bien entendu se permettre une petite production qui souhaiterait réaliser un film sur le Génocide des tutsis au Rwanda.



Le Gouvernement rwandais a, à juste titre, condamné cette entrave à la mémoire des victimes du génocide. Et je pense très sincèrement que le feu vert de l’Eglise catholique aurait été très apprécié par le Gouvernement, ce qui aurait par conséquent accéléré la détente entre les deux institutions. Cependant, je sais que le Gouvernement n’engagera pas, sur ce point, un bras de fer inutile avec Mgr Thaddée Ntihinyurwa et le Saint-Siège qui le soutient certainement.



Plus généralement, moi qui suis un catholique pratiquant, je suis favorable à ce que ce climat de suspicion entre l’institution de l’homme et l’institution de Dieu connaisse une évolution positive au Rwanda. A cet égard, le Vatican devrait faire un petit effort supplémentaire pour reconnaître la responsabilité de la hiérarchie de l’Eglise rwandaise dans le génocide, sans parler de celle de l’Eglise des années 1950 dans la promotion d’une idéologie divisionniste au Rwanda. Pour sa part, le Gouvernement rwandais a, à mon sens, montré un signe de bonne volonté par le jugement des militaires impliqués dans l’assassinat d’Evêques catholiques à Gakurazo.



Bonne journée.



Rwemalika Théoneste

30 avril 2009

jeudi 30 avril 2009

Belgique – Rwanda : scandale au quotidien belge « Le Soir »

Bonjour Monsieur Emmanuel Neretse,



Vous écrivez ceci :





1. « Sans prétendre être un éminent juriste comme vous, je puis vous affirmer que contrairement à ce que vous croyez, j’ai "plus que lu" les Conventions de Genève de 1949. Je vous surprendrais même en vous disant que dans le cadre des responsabilité s qui étaient les miennes, j’ai été amené par le passé à les faire "découvrir" à ceux-là mêmes à qui elles sont destinées au premier chef ».





Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, cher ami, je ne vous ai jamais demandé votre CV. En revanche, je vous ai posé des questions très précises, qui sont les suivantes :



« Dites-moi, cher ami, pouvez-vous m’indiquer, des cent quarante trois (143) articles de la Convention de Genève du 12 août 1949 relative au traitement des prisonniers de guerre et des cent deux (102) articles du Protocole additionnel du 8 juin 1977 relatif à la protection des victimes des conflits armés internationaux (Protocole I), l’article qui interdit aux prisonniers de guerre de faire des interviews aux médias ? Pouvez-vous s’il vous plait m’indiquer l’article de ces deux textes juridiques qui stipule que faire une interview pour un prisonnier de guerre équivaut à de la torture ? »





2. « Contrairement à vous qui, de toute évidence en avez dans vos attributions auprès du régime du FPR, je ne me livre à aucune propagande. J’expose simplement à l’opinion mes observations sur les pratiques du régime que vous servez et laisse le soin aux lecteurs d’en juger eux-mêmes ».





Qui vous a dit, cher ami, que la propagande se fait uniquement en faveur du pouvoir en place ? Sauriez-vous, par hasard, que la propagande est même souvent l’œuvre de l’opposition qui veut absolument utiliser tous les moyens pour arriver au pouvoir, tandis que le Gouvernement est plus occupé à réformer le pays qu’à communiquer sur ses réformes ?





3. « Dans le cas précis qui nous occupe, le malentendu vient sûrement du fait que vous voulez faire passer pour une "interview" ce qui est manifestement un interrogatoire ».





Dites-moi, cher ami, pensez-vous vraiment que le jour de l’interview de Colette Braeckman, le prisonnier n’avait pas encore subi un interrogatoire ? Pensez-vous sincèrement que les autorités rwandaises ont dû attendre une journaliste étrangère pour faire un interrogatoire public du Colonel Ngarambe ? Heureusement que le ridicule ne tue pas !





4. « Enfin, je ne sais pas si dans le dernier paragraphe de votre réaction vous voulez faire entendre que durant toute la campagne militaire de 1990 à 1994, les Forces Armées Rwandaises (FAR) n’ont, à aucun moment, violé les principes du Droit International Humanitaire (DIH) dont les Conventions de Genève de 1949 et de leurs Protocoles additionnels de 1977 constituent l’épine dorsale ? »





J’espère que vous n’êtes pas stupide à ce point, cher ami, car dans le paragraphe dont il est fait référence, je veux simplement mettre en lumière vos contradictions qui consistent à dire, d’un côté, que si le Gouvernement actuel accepte que des prisonniers de guerre fassent des interviews à la presse, il s’agit d’une « torture » punie par les Conventions de Genève, alors que de l’autre côté, les FAR ont usé et abusé des interviews des prisonniers FPR.



Il faudra donc choisir, cher ami.. Quand à moi, je vous ai d’ailleurs amplement exposé ma position à cet égard. Je vous disais en effet ceci :



« En d’autres termes, un prisonnier ne peut être tenu de déclarer à la puissance détentrice autre chose que les mentions dont il est fait référence à l’article 17 mais il conserve néanmoins le droit de déclarer tout ce qu’il veut, soit à la Puissance détentrice, soit à la presse. Car cher ami, il ne convient surtout pas de confondre les « droits », qu’on peut exercer ou pas, et les « obligations », qu’ont est tenu d’accomplir. La Convention de 1949 a même été adopté non pas pour renier des droits aux prisonniers mais pour leur en accorder ! ».



Il convient donc de ne pas faire semblant de ne pas avoir compris ma position, cher ami ! Je parlais des interviews à la presse et non des nombreuses violations des droits de l’homme commises par les FAR.





5. « M. Rwemalika, comme vous le dites si souvent : « Heureusement que le ridicule ne tue pas » ».



Effectivement !



Bonne journée.



Rwemalika Théoneste

Mercredi 29 avril 2009

GREEN HILLS ACADEMY, APE Rugunga, Camp Kigali, etc.

Wiriwe Bwana Félix Habimana ?



Uragira uti : « Iryo shuli si rya rubanda rugufi. S'ubwinshi bw'amafaranga butuma umwana aba umunyabwenge. Mu rwanda rwa Kera muri Ecole primaire yo mu rugunga batangaga 2000 frw ya minerval, ecole primaire camp kigali (ishuli rya leta) yari 300 ku mwaka. Nyamara camp Kigali ni yo yatsindishaga abanyeshuli benshi muri examen officiel ».



Bwana Habimana, ibi uvuze ntabwo ari ukuri na mba. Ishuri rya APE Rugunga ni ryo ryatsindishaga abanyeshuri benshi muri examen officiel. Ndetse ngirango abatsindaga iyo examen barengaga kure cyane 90%. Usibye n’ibyo ndetse APE Rugunga niyo yatsindaga ya concours national yakorwaga na buri mwaka w’amashuri mu bigo byose byo mu Rwanda. Ni ukuvuga imyaka ya mbere yo mu bigo byose igakora concours imwe, iyo mu wa kabiri igakora iyayo, bityo bityo kugeza mu wa munani. Ndibuka ndetse ko rimwe umwaka wa 2 Primaire wa APE Rugunga nigagamo wigeze kuba uwa kabiri nyuma ya Camp Kigali, mu gihe iyindi myaka yose ya Rugunga yari yabaye iya mbere, maze biba une crise grave n’ubu nkibuka !



Par ailleurs, iyo uvuga ko Ishuri rya Camp Kigali ari irya « rubanda rugufi » ho uba unsetsa. Ishuri ryigagabo abana ba Perezida Habyarimana, aba Nsekalije n’ab’abasirikare bose bakuru b’aba FAR (ureste aba Colonel BEM Gahimano Fabien wari membre fondateur wa APE Rugunga, avec notamment mon père), ni ryo wita ishuri rya « rubanda rugufi » ? Minerval ya Rugunga kuba yo yari iri hejuru y’iya Camp Kigali byo ntabwo bitangaje. En effet, Rugunga yari école privée tandisque Camp Kigali ari une école publique.



Ugire umunsi mwiza.

Rwemalika Théoneste

29/04/2009

Kagame, le Chef du plus grand nombre... de rwandais de tous les temps !

Bonjour Robmillecollines,



Vous écrivez ceci : « Je suis globalement d'accord avec la réaction ci-dessous de Rwemalika Théonèste. Mais, je suis mal à l'aise en m'imaginant qu'il (Rwemalika) ait pu faire éventuellement des sous-entendus malsains (par ailleurs ne transparaissant pas dans son texte - à première vue -) au sujet de la supposée natalité "débridée" (et donc de la sexualité aussi) des Rwandais qui vivaient "sous l'ancien régime"! De telles pensées à la limite "racistes" (de façon absurde d'ailleurs) seraient blessantes si elles étaient exprimées ».



Je suis vraiment désolé si mon message a été compris comme tel. Cela n’était pas du tout mon intention. Ma critique n’était pas une critique des rwandais vivant « sous l’ancien régime », dont d’ailleurs mes parents et mes grands-parents, mais une critique des rwandais en général. En effet, les adages qui disent « habyarimana kandi harerimana » sont, si ma mémoire est bonne, antérieurs à 1959. Et d’ailleurs, mon grand-père paternel avait douze (12) enfants, dont le huitième était mon père, qui sont nés sous Yuhi Musinga et sous Mutara Rudahigwa. Je n’aurais donc aucune raison et aucune légitimité de faire une critique sur la supposée « sexualité débridée » de l’ancien régime.



Pour ma part, je suis même sûr qu’ONAPO a été créé de bonne foi mais malheureusement elle n’a pas eu des résultats escomptés.. C’est pour cela que le Gouvernement actuel a multiplié ses efforts dans la campagne de sensibilisation. Mais ici, le Gouvernement ne se contente plus de dire « mubyare abo mushoboye kurera », il ajoute aussi « mubyare abo u Rwanda rushobora kurera ». En d’autres termes, même si vous êtes fortuné, il vous est conseillé de ne pas avoir plus de trois (3) enfants, car l’exiguïté de notre territoire et nos impératifs économiques nous exigent de contenir voire diminuer la densité de notre population.



Bonne journée.



Rwemalika Théoneste

29 avril 2009

U RWANDA NA BBC Gahuzamiryango

Waramutse Madamu Agnès Murebwayire ?



Uragira uti : « Nibyo rwose nta kazi naguhaye nk'uko nawe utali umwalimu wanjye ngo ube ufite ibyo umbwira bwacya ukanyishyuza ko ntabyumvise ».



Umva rero Madamu Murebwayire, ndagirango nkwibutse ko hano turi sur un Forum public, bivuze ko ibyo nandika byose ku rubuga bibonwa n’abanyarubuga bose. Ntawe rero ufite uburenganzira bwo kunsaba kutagira icyo mbwira uwo nshatse wese sur un forum public. Ikindi kandi, ntabwo nguhatira gusubiza ibyo nandika, yemwe nta n’ubwo nguhatira kubisoma ! Niba rero udashaka gusoma ibyo nandika, nakubwira iki rwose uzajye wihitira ntufungure messages zanjye, maze ureba ko bincira ishati.



Ibyo tubyumvikanyeho ?



Ugire umunsi mwiza.



Rwemalika Théoneste

29 avril 2009

Double nationalité : Rwanda, Ouganda, Belgique, Pays-Bas, USA, etc.

Bonjour Prof. Filip Reyntjens,



Vous écrivez ceci : « The question presented was "If a citizen of (the country in question) acquires U.S. citizenship, does he or she retain or lose (the country in question's) citizenship? In the list below, "Retain" means that the individual DOES NOT lose his or her prior citizenship upon naturalizing in the U.S.. "Lose" means that the individual DOES lose his or her prior citizenship ».



Prof. Filip Reyntjens, je vous invite à vous méfier de ces questionnaires qui n’ont aucune valeur juridique et qui d’ailleurs contiennent beaucoup d’erreurs. Par exemple, il est indiqué, dans cette liste de l’Ambassade américaine, qu’un citoyen rwandais et un citoyen belge qui acquièrent une nationalité étrangère perdent automatiquement leurs nationalités d’origine, alors que cela est faux. Et vous le savez très bien.



Pour le reste, j’ai trouvé sur Internet un document intitulé « Uganda Citizenship and Immigration Control Act ». Et à la page 12 de ce document, il est indiqué ceci:





« 19. Prohibition of dual citizenship.



(1) Subject to this section, a Uganda citizen shall not hold the citizenship of another country concurrently with his or her Uganda citizenship.



A citizen of Uganda shall cease forthwith to be a citizen of Uganda if on or after attaining the age of eighteen years he or she, by voluntary act other than marriage, acquires or retains the citizenship of a country other than Uganda . »





J’espère que ceci répond à votre pertinente question, Professeur Filip Reyntjens.



Bonne journée.

Rwemalika Théoneste


29 avril 2009

INGABIRE Victoire n' a jamais renonce a sa nationalite Rwandaise

Bonjour Monsieur Kim Bazunva,



Vous écrivez ceci: « Ingabire Umuhoza Victoire n' a jamais renoncee a sa nationalite Rwandaise. Ingabire. Umuhoza Victoire n' a jamais ete Nederlandaise. Umuhoza Ingabire Victoire est Rwandaise et a ete toujours Rwandaise. Ingabire Umuhoza Victoire vit en Hollande sous statut de refugie politique avec sa nationalite Rwandaise. Ntimugakwize IMPUHA.!! »



Merci beaucoup de votre mise au point. Cependant, il me semble bien que personne n’a mis en cause la nationalité rwandaise de Mme Victoire Ingabire. Il était uniquement question de son éventuelle double nationalité, rwandaise et néerlandaise, interdite pour un candidat à l’élection présidentielle.



Et sur ce point, ce n’est pas moi Rwemalika Théoneste « ukwiza ibihuha » car je n’ai rien fait d’autre que me baser sur le message de Jean Muhizi qui contient un portrait de Mme Victoire Ingabire, établi par la chaîne de télévision belge flamande Canvas. Le portrait disait ceci « [Mme Victoire Ingabire] est deviens vite d'abord hollandaise et puis présidente (au niveau international) de son parti le RDR, qui deviendra FDU (forces démocratiques unifiées) par la suite ».



Bonne journée.



Rwemalika Théoneste

29 avril 2009